Le choc fiscal 2026 et l'urgence de vendre son or
La Belgique s'apprête à vivre un tournant historique dans la fiscalité des métaux précieux. Les accords gouvernementaux récents prévoient l'introduction d'une taxe de 10 % sur les plus-values mobilières dès le 1er janvier 2026. Cette réforme, portée dans le cadre de la Note Arizona, met fin à des décennies d'exonération totale pour les détenteurs d'or. Pour vendre en toute sécurité et confiance, il devient urgent de comprendre les enjeux et d'agir avant la date butoir.
Cette évolution affecte directement les milliers de Belges qui possèdent de l'or sous forme de bijoux, pièces ou lingots. L'exception fiscale qui faisait de notre pays un paradis pour les détenteurs de métaux précieux disparaît. Les conséquences financières peuvent s'avérer considérables, particulièrement pour ceux qui ont hérité d'or sans disposer de facture d'achat.
Fin de l'exonération « bon père de famille »
Jusqu'à présent, la Belgique appliquait le principe dit du « bon père de famille » aux plus-values réalisées par les particuliers. Ce concept juridique considère que les gains issus de la gestion normale d'un patrimoine privé ne constituent pas des revenus imposables. Vendre ses bijoux de famille ou ses pièces d'or héritées ne générait aucune taxation, quelle que soit la plus-value réalisée.
Cette exception faisait de la Belgique un cas unique en Europe occidentale. Nos voisins français appliquent depuis longtemps une taxe forfaitaire de 11,5 % sur les métaux précieux ou une imposition sur la plus-value réelle pouvant atteindre 36,2 %. L'Allemagne exonère certes les plus-values après un an de détention, mais taxe les cessions plus rapides. Le Luxembourg maintient un régime favorable mais avec des conditions.
La réforme de 2026 aligne la Belgique sur les standards européens. Le principe du « bon père de famille » ne protégera plus les plus-values sur l'or. Chaque euro gagné entre l'achat et la vente deviendra potentiellement taxable. Cette rupture historique justifie une réflexion approfondie sur la gestion de votre patrimoine en métaux précieux.
Le mécanisme de la taxe de 10 %
Le projet de loi prévoit une taxation à 10 % de la plus-value réalisée lors de la vente d'or. Le calcul s'effectue par différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition. Cette logique, apparemment simple, recèle des complexités pratiques que tout détenteur d'or doit anticiper.
Prenons un exemple concret. Vous avez acheté un lingot de 100 grammes en 2018 pour 35 000 euros. En 2027, vous le revendez 55 000 euros. La plus-value s'élève à 20 000 euros. La taxe de 10 % représente 2 000 euros que vous devrez au fisc. Votre gain net passe de 20 000 à 18 000 euros.
Pour les pièces de collection, le calcul peut s'avérer plus complexe. La prime numismatique, cette différence entre la valeur de collection et la valeur métallique, entre-t-elle dans le calcul de la plus-value ? Les discussions parlementaires n'ont pas encore tranché cette question technique aux implications financières significatives.
Les bijoux posent également question. Un bracelet acheté 2 000 euros il y a vingt ans et revendu 5 000 euros aujourd'hui génère-t-il une plus-value taxable de 3 000 euros ? Ou bénéficie-t-il d'un traitement différent en tant que bien personnel ? Les modalités précises restent à définir, mais la prudence commande d'anticiper le scénario le plus défavorable.
Le problème crucial de la preuve d'achat
La difficulté majeure de cette réforme concerne les détenteurs d'or sans facture d'origine. Comment calculer une plus-value lorsque le prix d'acquisition est inconnu ? Cette situation, banale pour l'or hérité ou acquis il y a plusieurs décennies, devient problématique dans le nouveau cadre fiscal.
L'administration fiscale ne peut accepter une simple déclaration verbale du contribuable. Les règles de preuve exigent des éléments tangibles : facture d'achat, bordereau bancaire, acte notarié de succession mentionnant une valeur. En l'absence de ces documents, le fisc pourrait appliquer des règles par défaut défavorables au vendeur.
Le scénario le plus inquiétant consiste à considérer le prix d'achat comme nul en l'absence de preuve. Dans ce cas, la totalité du prix de vente serait assimilée à une plus-value et taxée en conséquence. Vos bijoux de famille vendus 10 000 euros généreraient une taxe de 1 000 euros, alors même que leur valeur n'a peut-être pas augmenté depuis leur acquisition.
Certains espèrent des règles forfaitaires plus clémentes : un prix d'achat présumé à 50 % ou 70 % du prix de vente, par exemple. Mais rien ne garantit que le législateur retiendra cette approche. L'incertitude actuelle renforce l'intérêt d'agir avant 2026 pour les détenteurs d'or non documenté.
L'or hérité et la double peine fiscale
Les héritiers d'or font face à une situation particulièrement injuste. Non seulement ils ont déjà acquitté des droits de succession sur la valeur des bijoux au moment du décès, mais ils devront potentiellement payer une taxe sur la plus-value lors de la revente.
L'inventaire de succession, réalisé par le notaire, mentionne la valeur estimée des bijoux au jour du décès. Ce document pourrait servir de base pour le calcul de la plus-value. Mais si l'or a été transmis sans inventaire détaillé, ou si les bijoux n'ont pas été correctement valorisés, le problème de la preuve d'achat resurgit.
Imaginons un collier hérité en 2015, déclaré à 3 000 euros dans la succession. Vous le vendez en 2027 pour 6 000 euros. La plus-value de 3 000 euros génère une taxe de 300 euros. S'y ajoutent les droits de succession déjà payés en 2015. La pression fiscale cumulée peut représenter une part significative de la valeur du bien.
Pour les successions anciennes ou mal documentées, la situation empire. Sans trace de la valeur au moment de l'héritage, l'administration pourrait considérer un prix d'acquisition nul et taxer l'intégralité du prix de vente. Cette perspective justifie une action rapide pour les détenteurs d'or familial.
Vendre avant la date butoir
Face à ces enjeux, une stratégie s'impose pour de nombreux détenteurs d'or : vendre avant le 1er janvier 2026. Cette décision, certes radicale, présente des avantages tangibles qu'il convient d'évaluer sereinement.
Le premier bénéfice concerne la certitude fiscale. Vendre aujourd'hui, c'est bénéficier du régime actuel d'exonération totale. Vous percevez l'intégralité du prix convenu, sans prélèvement ni déclaration. Cette simplicité disparaîtra après 2026.
Le deuxième avantage touche les détenteurs sans facture. En vendant maintenant, vous évitez le casse-tête de la preuve d'achat et le risque d'une taxation forfaitaire défavorable. L'or hérité ou ancien, impossible à documenter, peut être liquidé sans conséquence fiscale.
Le troisième argument concerne le cours de l'or. Les niveaux actuels, historiquement élevés, offrent des conditions de vente favorables. Attendre 2026 ou au-delà, c'est parier sur une hausse supplémentaire qui compenserait la nouvelle taxe. Ce pari reste incertain.
Naturellement, cette stratégie suppose de renoncer à la détention d'or. Chacun doit peser sa situation personnelle, ses besoins de liquidités et ses perspectives patrimoniales. Mais pour l'or sans documentation, la vente anticipée apparaît souvent comme la solution la plus prudente.
Arbitrer son patrimoine en métaux précieux
La réforme fiscale invite à reconsidérer la place de l'or dans votre patrimoine. Plutôt qu'une vente totale et précipitée, une approche sélective peut s'avérer pertinente.
Identifiez d'abord les lots pour lesquels vous disposez de preuves d'achat. Ces pièces et lingots documentés pourront être conservés si vous le souhaitez. La plus-value sera calculable et la taxe prévisible. Vous gardez la maîtrise de votre fiscalité.
Concentrez ensuite votre attention sur l'or sans documentation. Bijoux hérités, pièces anciennes sans facture, or familial d'origine inconnue : ces biens présentent le risque fiscal maximal. Leur vente avant 2026 permet d'éviter une imposition potentiellement confiscatoire.
Évaluez enfin la réallocation de votre patrimoine. Les sommes issues de la vente d'or peuvent être réinvesties dans d'autres actifs, immobiliers ou financiers, selon votre stratégie personnelle. Cette diversification peut s'avérer opportune indépendamment des considérations fiscales.
Notre accompagnement face à l'urgence fiscale
Chez Antic Arts, nous suivons attentivement l'évolution du cadre fiscal et ses implications pour nos clients. Notre équipe peut vous aider à évaluer votre situation et à prendre les décisions adaptées à votre patrimoine.
Nous estimons gratuitement l'ensemble de vos métaux précieux dès lors que vous envisagez de vendre : bijoux, pièces, lingots, argenterie. Cette évaluation vous donne une vision claire de la valeur de votre patrimoine aux conditions actuelles du marché.
Nous identifions les pièces présentant un potentiel de collection supérieur à la valeur métallique. Ces objets méritent peut-être d'être conservés malgré la réforme fiscale, leur plus-value artistique justifiant l'impôt à venir.
Nous recevons dans nos bureaux à Bruxelles ou nous déplaçons à votre domicile dans toute la Belgique. Le paiement intervient immédiatement après accord, vous permettant de réaliser votre vente avant la date butoir en toute sérénité.
- Quand la taxe sur l'or entre-t-elle en vigueur ?Selon les projets actuels, la taxe de 10 % sur les plus-values mobilières, incluant l'or, devrait s'appliquer à partir du 1er janvier 2026. Ce calendrier peut évoluer selon l'avancement des travaux parlementaires.
- Comment calculer la plus-value sur mon or ?La plus-value correspond à la différence entre le prix de vente et le prix d'achat. La taxe de 10 % s'applique sur ce montant. Sans preuve d'achat, des règles par défaut potentiellement défavorables pourraient s'appliquer.
- Que faire si j'ai hérité d'or sans facture ?L'or hérité sans documentation pose un problème de preuve du prix d'acquisition. Vendre avant 2026 permet d'éviter ce casse-tête fiscal et de bénéficier de l'exonération actuelle.
- Les bijoux sont-ils concernés par la taxe ?Les modalités exactes concernant les bijoux ne sont pas encore définitivement arrêtées. La prudence commande d'anticiper qu'ils pourraient être soumis à la taxe comme les autres formes d'or.
- Vaut-il mieux vendre maintenant ou attendre ?Vendre avant 2026 garantit l'exonération totale. Attendre suppose de parier sur une hausse du cours compensant la taxe future. Pour l'or sans documentation, la vente anticipée reste généralement la solution la plus sûre.
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